Les Kurofay du Tsubasapervclub

La Ville Fantôme

le 25/06/2008 à 11h52

Le magicien avait été tellement surpris par l'apparition du ninja, qu'il n'eut aucune réaction, de plus, tous ses sentiments étaient contradictoires... Il était contant de voir son visage, mais il craignait ses réactions imprévisibles ; il était gêné d'avoir été pris sur le fait à tourner en rond autour de cette boîte et il était en colère de cette intrusion sur son territoire. Mais ses émotions étaient tellement à fleur de peau qu'il ne put que l'observer d'un air ahuri. Il était calme ce soir ; bizarrement, il avait un peu le regard troublé d'une biche aux abois ; il le tenait par les bras, mais ne cherchait pas à lui faire mal ; sa voix était un peu tremblante, mais douce. Que voulait-il lui dire ? Son cœur manqua un battement lorsque le guerrier posa sa main, chaude et calleuse, sur son visage et l'embrassa ; il en eut des frissons dans tout le corps, et, en même temps, une douce chaleur le parcouru. Il sentait le saké, était-il saoul ? Non, Kurogané n'était jamais saoul... mais il était si différent de la veille, si tendre ... Lui même restait tétanisé d'incompréhension et le ninja interrompit son baiser et passa aux aveux et lui fit part de ses sentiments. Non ! C'était impossible, Kurogané ne ferait jamais ça ! Mais pourtant, c'était bien de l'amour qu'il lisait dans ses yeux rouges ; un amour passionné et désespéré... Fye baissa la tête, il ne méritait pas l'amour d'un homme aussi grand que l'était le guerrier.

Le magicien s'était enfin défigé, et une expression de tristesse se peignit sur son visage. Le ninja se racla la gorge, espérant déloger la boule qui s'y trouvait et continua : « Je ne te demande absolument rien, je veux juste que tu saches que je serai toujours là pour toi. Je sais que j'ignore tout de ton passé, mais peu m'importe, je te soutiendrai toujours... »
Le guerrier se retourna doucement, prêt à quitter la pièce, mais envahi d'une panique soudaine, Fye lui attrapa le bras et le supplia : « Attends ! » L'idée de se retrouver seul lui parut insupportable et il agit sans pouvoir s'en empêcher ; allant à l'encontre de sa fierté et de son bon sens. « Je... je ... bégaya-t-il au bord des larmes, peux pas te donner ce que tu désires ... mais... mais, je veux pas rester seul ce soir. J'ai besoin d'une présence, où je vais devenir fou ! Je t'en supplie, reste, au moins jusqu'à ce que je m'endorme... ». Kurogané se retourna doucement pour lui faire face, et d'un signe de tête accepta. Le magicien poussa un soupire, lâcha sa main et alla s'écrouler sur son lit, étourdi et épuisé par les évènements. « Je suis si faible, déplora-t-il. Je me dégoûte...
 Ce n'est rien, le rassura le ninja qui s'assit à son chevet. Dis moi, c'est quoi cette boîte ?
 J'ai brisé le miroir, il faut que je le répare... expliqua-t-il. »
Kurogané lui posa une main sur l'épaule pour lui apporter du réconfort, mais au fond de lui, il pensait que la tâche était vaine. Même si il arrivait à retrouver tous les morceaux et à les remettre en place, les traces de la casse ne disparaîtraient pas. Pourtant, il ne fit pas part de son opinion, car ce n'était pas l'objet que le magicien voulait réparer, c'était quelque chose qui allait au delà du dommage matériel. Non, il ne dirait rien, s'il le faisait, Fye irait encore plus mal... il avait besoin de temps pour affronter la vérité et le guerrier n'était pas là pour le pousser, mais pour le soutenir...
Au bout d'un moment, l'épuisement eut raison du magicien qui s'endormit le visage tendu. Kurogané était lui même trop fatigué pour résister à la tentation et caressa du bout des doigts les cheveux du blondinet. L'expression de se dernier s'apaisa sous le contacte et soulagé, le ninja le quitta pour rejoindre sa propre chambre. Il n'était pas déçu, au contraire, il ne s'était pas attendu à ce que le Fye lui avoue ses faiblesses et il était heureux qu'il l'ait fait. Il ne se faisait aucune illusion, c'était un amour à sens unique, mais si le magicien lui accordait sa confiance, cela suffirait à son bonheur.

La Ville Fantôme

le 14/07/2008 à 14h58

 
Un bruit dans le couloir réveilla Kurogané, toujours sur ses gardes, il se redressa dans son lit et attrapa son épée. La poignée de sa porte s'abaissa et quelqu'un pénétra dans la pièce ; le ninja reconnu la silhouette du magicien, poussa un soupire et reposa son arme.
La voix tremblante, Fye bredouilla : « P-pardon de t'avoir réveillé...
 Qu'est-ce que tu veux ? Demanda le guerrier d'une voix lasse. »
Le blondinet fut prit d'un rire nerveux et avoua : « Je... j'ai fait un cauchemar... ». Son rire cessa et il c'est sur un ton désespéré qu'il expliqua : « Je me suis réveillé et j'étais tout seul... j'avais la sensation que l'obscurité voulait me dévorer ; j'ai été pris de panique, et avant de savoir ce que je faisais, je suis arrivé dans ta chambre. »
Kurogané leva des sourcils interrogateurs, qu'est-ce que le magicien cherchait ici ? Fye hésita un instant, puis, baissa la tête et d'une voix faible confessa : « Je n'en peux plus de cette solitude, elle est trop forte, plus forte encore que ma raison qui me hurle que je ne devrai retourner dans mon lit et souffrir en silence. Mais contre ma volonté, mon instinct me pousse à venir chez toi et à déblatérer ces idioties... » Le magicien se tu un instant et comme le ninja ne répondait rien, il reprit : « Je n'aurai pas la force de repartir, est-ce que je peux dormir avec toi ? » Demanda-t-il en insistant sur le mot dormir.
Kurogané hocha la tête, lui faisant signe qu'il acceptait et s'apprêta à se lever pour lui laisser son lit, mais Fye le retint : « Reste s'il te plaît... ». Il était soulagé de sa réponse, mais se savait être cruel, le ninja lui avait avoué ses sentiments et lui, il lui demandait de passer la nuit dans le même lit, mais sans rien faire. Mais il n'y pouvait rien, il avait l'impression d'être aspirer dans un abîme sans fond et il avait besoin du contacte du corps chaud et musclé du guerrier pour ne pas s'effondrer dans ce gouffre de ténèbres.
Kurogané se cala contre le mur pour faire de la place au magicien qui s'installa tout contre lui. Il n'avait pas vraiment le choix car le lit était minuscule, en effet, la princesse avait eu droit au seul lit double de la maison. Le corps de Fye collé au sien était froid et le contacte lui donnait la chair de poule ; il remonta les couvertures pour le couvrir. Son cœur battait à toute allure, le parfum de ses cheveux l'ensorcelait, il avait envie de le serrer dans ses bras, mais n'osait pas... Il s'était bien fait comprendre, il ne le désirait pas, il voulait juste dormir. Et si le magicien se sentait plus en sécurité auprès de lui, soit, il endurerait la tentation. Sa volonté de fer réussit à calmer les battements de son cœur, mais toutes les parties de son corps ne lui obéissaient pas aussi sagement, car il senti un endroit de son anatomie se raidir et malheureusement, mais la présence de Fye l'empêchait de se soulager comme la veille. Comme il était dos au mur, pour ne pas gêner le magicien, il essaya de se tourner, mais il ne savait pas trop comment faire car il était coincé contre le mur et le blondinet. Celui-ci ne fit aucun commentaire et pris son bras et l'entoura autour de son épaule à lui... le ninja se dit que sa raideur ne devait pas le déranger outre mesure et abandonna l'idée de se retourner. Sous son bras, Fye se réchauffait doucement, ses traits se détendirent doucement et sa respiration se fit plus calme. Il s'endormit vite, les émotions qui le tourmentaient toute la journée l'avaient épuisé, inversement, Kurogané eut du mal à tomber dans les bras de Morphée ; il veillait sur le sommeil de l'homme qu'il aimait, enivré par sa présence et par son odeur.
Fye s'était agilement glissé dans le lit dont l'étroitesse lui donnait une bonne excuse pour se blottir contre l'autre homme. Il pouvait sentir la chaleur de son corps à travers son fin pyjama de soie, la solidité de ses muscles du guerrier dans son dos lui procurait une sensation de sécurité qu'il n'avait pas ressentie depuis bien longtemps. Ce n'était pas juste, mais lorsqu'ils étaient l'un contre l'autre, le magicien n'avait rien à faire de ce qui était juste ou pas, car il ne pensait plus à rien. Il se dit que le ninja devait être perturbé, bien qu'il n'en laisse rien paraître sur son visage, en effet, le blondinet percevait le tambourinement rapide de son cœur. Mais tout doucement, il se calma, et le battement ralentit ; en revanche, une autre partie de son corps se réveillait. Fye avait du mal à y croire, mais il pouvait sentir se réveiller le désir de Kurogané contre sa cuisse. Malheureusement, invisible aux yeux du ninja, un sourire amusé se dessina sur ses lèvres du blondinet. Il trouvait cela étrange que quelqu'un comme lui tombe amoureux de lui : un magicien, moqueur, manipulateur et menteur. Il l'aurait plutôt imaginé avec une jeune et belle princesse, même si l'image le faisait souffrir. Le guerrier commença à gigoter pour se retourner, mais il ne voulait pas le laisser faire, il voulait être protégé dans ses bras, peu importe ce qui se passe entre ses jambes, ça ne le dérangeait pas le moins du monde. Il le stoppa donc, lui prenant le bras pour le mettre autour de son corps, Kurogané cessa de bouger et Fye se laissa enfin emporté vers le pays des rêves.

ATTENTION ! La partie suivante se trouve dans la très perverse catégorie en raison de son contenu...

Ghost Love Tsubasa

le 24/07/2008 à 13h55

AMV Kurofay faite par moi (Sitatu)

http://video.voila.fr/video/iLyROoafYba0.html

http://www.youtube.com/watch?v=B1OTsCSIUPo

Attention risque de spoiler si vous n'avez pas vu Tsubasa Tokyo Revelation ni lu le manga.

Musique de Nightwish : Ghost Love Score

 

Ne faites pas attention à ce que disent les personnages la vidéo a été faite en sorte que les images collent aux paroles de la chanson dont je vous laisse la traduction française :

Musique d'un amour fantôme


Autrefois, nous nagions dans les mêmes eaux éclairées par la lune. Dans des océans éloignés du jour qui s’éveille.

-Ma chute sera tienne –
Ma chute sera tienne, mon amour résidera en toi, si tu es celui qui me blesse, je saignerai à tout jamais.

L’odeur de la mer devant le réveil du monde me porte vers vous, dans la mémoire bleue.

Une sirène vint à moi depuis les profondeurs, chanta mon nom, ma nostalgie. Pourtant j’écris des chansons basées sur mon rêve qui vaut plus que ce que je ne pourrais jamais être. L’Enfant renaîtra, cette sirène me l’a porté. La première de leurs véritables amours chante sur l’épaule d’un ange qui ne se soucie pas de l’amour et de sa perte.

Ramène-moi à la maison ou laisse-moi en paix. Mon amour est au fin fond de la nuit. J’ai perdu le chemin devant moi, celui de derrière me guidera. Prends-moi, guéris-moi, tue-moi, ramène-moi à la maison. Par n’importe quel moyen, chaque jour n’est Qu’une boucle de plus dans le nœud coulant du bourreau. Prends-moi, guéris-moi, tue-moi, ramène-moi à la maison. Par n’importe quel moyen et chaque jour,
Je continuerai à nous regarder dormir.

Revis le vieux pêché d’Adam et Eve,de toi et moi, et pardonne à la bête remplie d’adoration.

Sauve-moi en me renvoyant en enfance, montre-moi ce que j’étais sans carapace. Comme l’avènement de mai, je serai là lorsque tu diras qu’il est temps de ne plus retenir notre amour, plus jamais.

-Ma chute sera tienne –
Ma chute sera tienne, mon amour résidera en toi, tu fus celui qui me blessa, je saignerai donc à tout jamais.


Cette chanson, c'est 10 minutes de merveille.
S'il faut choisir un groupe de musique, moi je choisi Nightwish.
Et s'il faut choisir une chanson, je choisi celle-là. La puissance, la douceur, la passion et la beauté, autant dans la musique que dans les paroles.

Copitage

le 24/07/2008 à 17h18
Copié du manga par Sitatu...

La Ville Fantôme

le 26/07/2008 à 11h11

Des bruits et des odeurs provenant de la cuisine les réveillèrent quelques heures plus tard. Sakura et Shaoran étaient déjà debout ; et eux aussi devaient se lever à présent, avant que les adolescents ne cherchent à les réveiller et ne les découvres ensemble...
Le magicien se frotta contre son amant et ronchonna : « Je ne veux pas me lever ...
 Il faut bien... répondit le ninja qui lui déposa un baiser sur l'oreille.
 Hum... si tu fais ça, j'ai encore moins envie de me lever... confia le blondinet dont l'estomac se mit à grogner.
 Peut-être, mais je ne t'apporterai pas le petit déjeuné au lit... Donc : debout si tu ne veux pas mourir de faim... ordonna le guerrier.
 Tu es cruel, se plaignit Fye.
 Un vrai monstre, ironisa Kurogané. Allé, lève toi, lui conseilla-t-il avec une tape sur les fesses, sinon je sens que Sakura va débarquer.
 Bon, d'accord, accepta finalement le magicien qui fit un bon hors du lit, mais c'est moi qui vais à la salle de bain en premier ! »
Le ninja poussa un soupir et se recala dans le lit ; il n'avait pas besoins de se presser, le blondinet mettait toujours des heures à faire sa toilette... Kurogané avait du mal à croire ce qui venait de se passer ; jamais il n'avait osé s'imaginer que Fye pouvait éprouver du désir pour lui. Oh, il ne se faisait pas d'illusion, tant que le magicien n'aura pas affronté ses démons, cette histoire ne pourra jamais être sérieuse... Mais pour l'instant, il avait besoin de lui et le réconforter de cette façon n'était pas vraiment désagréable. Cette pensée le dérangea quelque peu ; il avait l'impression d'être un vieux pervers !
Enfin, il cessa de ruminer et se leva que lorsqu'il entendit l'espèce de sifflement qu'émettait le magicien depuis les escaliers. Puis, il se rendit dans la salle de bain et fit ses ablutions matinales et c'est avec regret qu'il se débarrassa du parfum du magicien dont il était imprégné. Il se sentait étrange. Il savait que les actes de la nuit passée auraient des conséquences, mais il n'arrivait pas à s'en inquiéter ; il nageait dans un bien-être déroutant.

« Bonjour... salua-t-il la petite compagnie lorsqu'il les rejoignit un peu plus tard.
 Bonjour ! » S'exclamèrent en chœur les quatre autres déjà attablés. Comme à son habitude le ninja mangea en silence tandis qu'il écoutait les autres bavarder. Il fut soulagé de constater que Fye semblait être en forme ; en effet, le magicien mangeait avec appétit et jacassait joyeusement.
Il n'était pas le seul à l'avoir remarqué, en effet, la princesse le surprit lorsqu'elle dit naïvement : « Je suis contente que vous vous soyez réconciliés tous les deux ! » Ainsi, elle était plus perspicace qu'il ne l'avait imaginé... Gêné, le guerrier émit un petit grognement et bien qu'il ne rougissait pas, il baissa la tête au dessus de son assiette pour en contempler le contenu. Quant au blondinet, il eut un petit rire et rougit franchement, mais n'ajouta rien.
Réalisant qu'elle avait dit une bêtise, Sakura se leva et débarrassa la table en silence. Heureusement, Mokona était présent pour détendre l'atmosphère et, bondissant un peu partout s'exclama : « Aujourd'hui, nous trouverons la plume de Sakura ! Mokona en est persuadé !
 Oui, et nous comptons sur toi pour nous aider, renchérit Shaoran ; et toute contente, la boule de poils lui sauta dans les bras pour réclamer des câlins.
 Vous voulez qu'on vienne vous aider ? Proposa le guerrier, malgré son désir de rester seul à la maison avec Fye.
 Oh, non, ça ira, lui assura le garçon. Si on a besoin de vous, on viendra vous chercher...
 Bien ! Claironna le magicien un sourire bien veillant aux lèvres ; il était vraiment trop craquant ce matin. Soyez sage dans ce cas !
 C'est bon, nous pouvons partir, annonça la princesse qui avait fini ses corvées.
 Déjà ? S'étonna Kurogané.
 Hé oui, nous n'avons pas fait la grasse matinée nous ... lui fit remarquer Shaoran avec un clin d'œil. » Cette fois-ci, le ninja piqua un fard, mais le garçon ne le vit pas, il avait déjà tourné le dos pour suivre sa princesse.
Lorsqu'ils furent enfin seuls, le magicien s'approcha et demanda : « Serions nous démasqués ? ». Mais le guerrier se contenta de hausser les épaules ; comme s'il se moquait de la réponse.

La Ville Fantôme

le 20/08/2008 à 00h34


Shaoran, Sakura et Mokona avaient déjà parcouru une certaine distance avant qu'elle n'ose poser la question qui la taraudait : « Dites, Shaoran-kun, que croyez vous qu'il se soit passé entre Fye-san et Kurogané ?
 Je n'en sais trop rien, mais je ne pense pas que Kurogané-san soit responsable de la blessure de Fye-san, si c'est ce que vous voulez savoir. Fye-san était déjà bizarre avant ça... lui confia le garçon. Mais ça a l'air d'aller mieux, c'est l'essentiel !
 Oui, vous avez raison, approuva-t-elle. »
Mais le garçon devinait qu'elle n'était pas rassurée, car elle ne souriait pas ; elle se faisait encore du souci. Lui même perdu dans ses pensées, il ne sut trouver les mots pour détendre l'atmosphère, et Mokona qui s'était vite endormi faute d'action ne serait d'aucune aide non plus...
Le jeune homme se demandait encore ce qui s'était passé ce fameux soir où ils avaient bu, il ne se rappelait de rien, mais son sentiment de culpabilité ne le quittait pas. Avait-il fait du mal à la princesse ? Elle ne semblait pas blessée pourtant ; elle était comme à son habitude, mis à part qu'elle se faisait du souci pour leurs deux autres compagnons.
La princesse le sortit de ses pensées en lui demandant : « Quelque chose vous tracasse ? Vous n'avez pas l'air en forme Shaoran-kun.
 Oh, c'est seulement que je n'arrive pas à me rappeler ce qui c'est passé avant hier soir... lui expliqua-t-il.
 Moi non plus, avoua-t-elle, mais il ne s'est probablement rien passé de spécial. Enfin je dois bien avouer que c'est bête de perdre la mémoire lorsqu'on est en quête de ses souvenirs ! ». A ces mots, ils rirent tous deux, puis, interrompu par un grognement de ventre, ils décidèrent de s'arrêter dans un parc à l'abandon pour faire un pic-ni
Un peu plus détendus, ils bavardèrent en compagnie de la boule de poils qui s'était enfin réveillée. Le garçon remarqua que de belles fleurs poussaient un peu plus loin de là où ils s'étaient installés, et, se remémorant le sourire de sa princesse lorsqu'elle avait vu le bouquet de Kurogané, il voulut en cueillir. Une pensée étrange lui traversa l'esprit : pourquoi le ninja avait-il cueilli ces fleurs ? Pour Sakura ? Pour Fye ? Non, les deux solutions étaient vraiment absurdes ... Mais s'imaginer le guerrier avec des fleurs était également absurde ... pourtant, il l'avait bien vu !
L'atterrissage d'un Mokona sur sa tête interrompit sa méditation et la boule de poils claironna : « La plume est proche ! Je sens la plume de Sakura ! On va la trouver bientôt !
 Oh ! C'est vrai ! S'exclama la princesse. Tes yeux se sont ouverts !
 Peut-être qu'on décryptera enfin le mystère de cette ville... supposa le garçon.
 Shaoran-kun, vous croyez que toutes les habitations sont abandonnées à cause de ma plume ? Demanda la jeune fille.
 Chacune de vos plumes détiennent un pouvoir magique très puissant, alors il se peut que le fait que cette ville soit déserte est liée à la présence de votre plume, conjectura Shaoran.
 Mais c'est terrible ! S'écria-t-elle.
 Sachez que vous n'êtes ni responsable de la perte de vos souvenirs, ni de la façon dont on utilise vos plumes, essaya-t-il de la rassurer. Et puis, Mokona ne sent pas de magie maléfique, alors peut-être que rien de mal n'est arrivé...
 Oui, c'est vrai, je ne devrai pas me faire de soucis ; remettons nous en route, maintenant que nous sommes si près du but ! Décida la princesse.
Sakura se leva avec entrain et la boule de poils lui sauta dans les bras, réclamant des câlins, laissant Shaoran ranger leurs affaires du déjeuné. D'un pas assuré, elle se dirigea dans la direction qu'indiquait la bestiole, mais se retrouva dans une impasse. Le garçon la rattrapa rapidement, mais dans sa précipitation, il avait oublié de cueillir des fleurs pour Sakura. Se disant qu'il trouverait une autre opportunité, il se concentra pour trouver un autre moyen de rejoindre la plume.

Ils durent faire pas mal de détours et perdirent une demi-heure dans le dédale de rues pour enfin arriver là où ils désiraient. Une minuscule porte d'entrée débouchait sur la cour d'une immense demeure et la propriété était entièrement clôturée par les murs d'autres maisons. Les deux jeunes gens furent étonnés de constater que tout était impeccablement entretenu ; non pas abandonné comme tout le reste de la ville. Pourtant, ils ne virent personne mis à part des poules qui caquetaient dans leur enclos à côté d'un potager. Ils décidèrent donc d'entrer dans la maison à proprement parler, mais, ne sachant pas si la personne qui habitait là serait hostile ou non, ils n'annoncèrent pas leur venue.
Les yeux de Monkona s'ouvrirent indiquant que la plume était effectivement toute proche, ils explorèrent donc les premières pièces au hasard, puis entendant un sifflotement, ils se dirigèrent dans cette direction, le plus discrètement possible. Ils débouchèrent devant une immense pièce au centre de laquelle était suspende une boule de verre contenant la plume de Sakura. Juste en dessous se trouvait un énorme aquarium dans lequel on avait construit un village miniature ; et, en y regardant de plus près, les adolescents se rendirent compte que dans cette grande cage de verre vivaient des gens de cinq centimètres de haut en moyenne. Le sifflotement provenait d'un homme de taille normale, même assez costaud ; il observait fasciner ce petit monde évoluer dans sa cage de verre. Sakura et Shaoran ne mirent pas longtemps à comprendre que l'homme était un simple d'esprit. Il avait réussi à survivre seul grâce à son potager et à ses poules, mais il ne brillait vraiment pas par son intelligence !
Les deux compagnons se retirèrent pour aller discuter de la situation dans le jardin : « C'est ma plume qui a rétréci les gens vous croyez ? Demanda Sakura.
 J'en ai bien peur, mais je pense que lorsque vous la récupérerez, le charme se rompra, la rassura-t-il.
 Hi hi ! Des humains encore plus petits que Mokona, riait toute seule la boule de poils.
 Mais comment allons nous faire pour la lui reprendre ? S'interrogea la princesse.
 Hum... réfléchit le garçon. S'il nous voit, il risque de se mettre en colère et de nous rétrécir également.
 Mais, il n'a pas l'air méchant, protesta Mokona.
 Peut-être pas maintenant, mais il se peut qu'il change d'humeur rapidement, voyez ce qu'il a fait aux habitants de cette ville... Même si ce n'est qu'un jouet pour lui, ils étaient des être humains normaux avant, expliqua le garçon.
 Vous pensez que nous devrions l'attaquer ? S'exclama la princesse de la crainte dans la voix.
 Non, avec sa carrure, il peut être dangereux, il pourrait blesser quelqu'un en se défendant. Non, il faudrait qu'on la lui vole pendant qu'il n'est pas là... expliqua-t-il.
 Oh ! Alors trouvons une cachette pour le surveiller ainsi que la plume ! S'enthousiasmèrent Sakura et la bestiole d'une même voix. »
Ils s'abritèrent donc derrière une porte pour observer les faits et gestes de l'homme. Celui-ci passa un quart d'heure à simplement regarder les gens évoluer dans leur aquarium. Enfin il se décidé à partir, mais à la déception des adolescents, il décrocha la boule contenant la plume et partit avec.
Paniquée, la princesse demanda à son compagnon : « Il prend la plume avec lui ! Comment fait-on maintenant ?
 Je n'en ai pas la moindre idée, avoua Shaoran. Allons chercher Fye et Kurogané, je pense que nous aurons besoin de leur aide...
 Oui ! Claironna Mokona. Kuro-pon va lui tirer les oreilles à ce rétréciceur de gens ! »
Ils repartirent donc suivant, sur la carte qu'ils avaient eu la clairvoyance de dessiner, le chemin le plus court qui conduisait à la maison où ils avaient élu domicile. Le retour fut donc bien plus rapide que l'aller surtout qu'ils s'étaient mis à courir, et en fin d'après midi, ils étaient arrivés. Ils entrèrent en trombe dans la cuisine et le souffle coupé, il annonça à Kurogané et Fye qui se trouvaient dans la pièce : « Nous avons trouvés la plume, mais nous ne savons pas comment la reprendre. Pourriez-vous nous aider ?
 Bien sur, répondit le magicien un magnifique sourire aux lèvres.
 Il vaudrait mieux se dépêcher, on vous expliquera en route, dit Shaoran en repartant directement la princesse sur ses talons.
 On vous suit ! » Lui assura le blondinet.

La Ville Fantôme

le 28/08/2008 à 13h03



« Serions-nous démasqués ? » avait demandé Fye à peine les deux adolescents partis en quête de la plume.
Pour toute réponse, Kurogané avait haussé les épaules, il n'en savait rien, et bien que c'était un peu gênant, qu'est ce que cela pouvait faire ? Ils étaient tous deux des adultes consentant, donc il ne voyait pas où était le problème... même s'ils étaient tous les deux de sexe masculin...
Le guerrier se replongea dans son assiette, il avait une faim de loup et le magicien reprit : « Aujourd'hui, je pense que j'irai faire un tour dehors, pour chercher de la nourriture, puis je préparerai un bon repas... Lorsque tu auras fini de manger, tu pourrais faire un tour de la maison et faire les travaux les plus urgents. Ce serait vraiment bête si nous avions un autre accident à cause de cette ruine ! ».
Alors comme ça, il voulait se débarrasser de lui ? Ils n'étaient pas si réconciliés que ça finalement... Sentant son appétit décroître, il reposa ses baguettes et répondit d'une voix monocorde : « Comme tu veux. » Que s'était-il donc imaginé ? Une promenade romantique dans la campagne tous les deux mains dans la main ? Ah ça non, certainement pas ! C'était complètement ridicule, pas son genre du tout. Pourtant, il aurait tout de même bien aimé passer du temps avec le blondinet... Pour parler ? Pour des câlins ? Pour simplement être avec lui ?
Mais il fallait croire que les évènements de la matinée n'avaient pas été aussi significatifs que cela... Peut-être que le magicien s'était senti obligé et maintenant il avait honte de son comportement ? Non, Fye avait voulu de lui à ce moment, tout du moins de son corps, mais maintenant il préférait être seul et le ninja ne lui imposerait donc pas sa présence. Que ça se reproduise ou pas, l'essentiel c'était lui ; il ferait tout pour ce blondinet enquiquineur et menteur. Même travailler sous les toits par cette chaleur écrasante, en effet, aucun nuage n'encombrait le ciel bleu de cette journée d'été, et la température promettait d'être élevée.
Kurogané finit tout de même son assiette, mais ne prononça pas un mot. Le magicien ne parlait pas non plus, mais fredonnait une mélodie en faisant la vaisselle. En tout cas, s'il déprimait encore, il le cachait bien ! Une fois son repas terminé, le guerrier alla récupérer ses outils et parti consolider tous les endroits de la maison qui menaçaient de s'effondrer. Quand au blondinet, il prit un panier et sortit chercher des vivres dans les alentours.

 

La suite dans la catégorie très perverse en raison du contenu qui pourrait choquer les âmes les plus sensibles ... TPC

La Ville Fantôme

le 14/09/2008 à 10h25

Kurogané se redressa d'un bon ; par la fenêtre entrouverte, il avait entendu des bruits de pas qui s'approchaient de leur maison. Sortant de sa torpeur, Fye lui demanda d'un air endormi : « Qu'est-ce qui se passe ?
 Je crois que les enfants sont en train de rentrer, lui expliqua son amant, rhabille toi. »
Le magicien eut à peine le temps de prendre son pantalon en main que la voix de Mokona résonna au bout de la rue : « Attends Shaoran-kun, Sakura ne te suis pas ! Courage Sakura-chan, nous y sommes presque ! »
Enfilant son vêtement, le blondinet constata : « Je ferai mieux de me dépêcher...
 Ça ira ? S'inquiéta le ninja qui avait presque finit de s'habiller.
 Oui oui, ne t'en fais pas, le rassura-t-il avec un magnifique sourire.
 Bon, je descends alors, l'informa le guerrier. »
Lorsqu'il arriva dans la cuisine, Kurogané avait l'air calme et posé qu'il arborait habituellement, ne trahissant aucun signe de ce qui s'était passé un peu plus tôt, ni de son arrivée précipité dans la pièce. Il s'assit à table, et les odeurs du repas qu'avait préparé Fye firent grogner son ventre vide... Avec tout ça, ils avaient complètement oublié de manger ! Tant pis, ce serait pour plus tard... Une minute après lui, le magicien le descendit ; lui non plus ne laissait rien paraître des évènements qui venaient de se produire, fort heureusement car c'est à ce moment que Shaoran débarqua. Immédiatement suivie de Sakura, il attendit seulement d'avoir retrouvé son souffle pour annoncer : « Nous avons trouvés la plume, mais nous ne savons pas comment la reprendre. Pourriez-vous nous aider ?
 Bien sur, répondit le magicien un magnifique sourire aux lèvres.
 Il vaudrait mieux se dépêcher, on vous expliquera en route, dit Shaoran en repartant directement la princesse sur ses talons.
 On vous suit ! Lui assura le blondinet. Hé bien, allons-y Kuro-pon !
 Arrête de me donner ces surnoms ridicules... » Râla le ninja, mais d'un ton peu convainquant que les adolescents n'avaient fort heureusement pas entendu. En fait, il n'aimait peut être pas ces surnom, mais il préférait cela car son vrai nom sonnait bien trop mal sortant de la bouche de Fye. Il finit tout de même par se lever et suivre la petite bande à la recherche de la fameuse plume.
Dehors, Mokona sauta dans les bras du magicien pour lui faire des câlins et remarqua : « Tu sens comme Kuro-chan, il t'a fait du mal ?
 Hum... C'était plutôt pas mal en fait... avoua le blondinet. » La boule de poils ne comprit pas ce que voulait dire le magicien, mais ne s'inquiéta pas et laissa tomber le sujet car il semblait aller bien et la plume de la princesse était donc plus importante pour le moment.

Dès qu'il eut fini de leur exposer la situation, le garçon demanda : « Avez-vous une idée ?
 Bien ... Je maîtrise le gars et Sakura récupère sa plume... proposa Kurogané.
 Mais ! Il ne faut pas lui faire du mal, objecta la jeune fille. Il n'a pas l'air méchant...
 Il a quand même rétréci toute la population de cette ville ! Remarqua le ninja.
 Je suis également contre ce plan, c'est trop risqué... s'opposa Fye.
 Vous pensez à quelque chose ? S'enquit Shaoran.
 Je pense que j'irai le voir seul... Je lui demanderai de me donner la plume.
 Mais c'est de la folie ! Explosa le guerrier. Tu vas te faire rétrécir !
 Peut-être ... si c'est le cas je compte sur Shaoran et toi. Shaoran devra le distraire et pendant ce temps ; tu lui prendras la plume et la rendra à Sakura. Lorsqu'elle l'aura tout le monde retrouvera une taille normale.
 Je préfère ce plan, approuva la princesse, peut-être arriverai-je à retrouver ma plume sans qu'on ait à se battre.
 Oui ! S'enthousiasma la bestiole blanche. Mokona n'aime pas non plus la bagarre !
 Humf, grogna Kurogané qui pensait pouvoir se débrouiller très bien seul. »
Le soleil s'était déjà couché lorsque la petite troupe arriva devant la maison qu'ils cherchaient. Fye frappa à la porte en bois tandis que les autres se cachaient un peu plus loin dans la ruelle. Une ou deux minutes s'écoulèrent avant que le magicien n'entende les pas précipités de l'occupant de la demeure se dirigeant vers la porte d'entrée. Enfin, la porte s'ouvrit et devant lui se tenait l'homme qu'avaient vu les deux adolescents. Il était tout essoufflé d'avoir couru et serrait le globe contenant la plume fort contre lui. Son visage arborait une expression stupide, mais il semblait ravi d'avoir de la visite. Le blondinet lui servit son plus beau sourire malgré sa peur, car, il devait bien se l'avouer, il préférait ne pas se faire rétrécir ; est-ce que le ninja allait devoir le sauver ?
Reléguant ses inquiétudes au second plan, Fye joua son rôle devant le simplet : « Bonjour ! Excusez-moi de vous déranger... Je suis un voyageur, et j'ai décidé de faire une halte par votre ville ; mais il me semble qu'il n'y a personne d'autre que vous ici...
 Un gens grand ! Un gens grand ! S'exclama l'homme qui sautait presque sur place tant il était excité. Je suis si contant ! Ça fait longtemps que je n'ai plus vu de grand gens, il n'y en a plus que des petits... Les gens grands sont pas toujours très gentils, mais, je me sens quand même un peu seul sans eux...
 Alors vous vivez tout seul ici ? S'étonna le magicien.
 Oui, je m'occupe des poules, du jardin, et des petits gens, annonça fièrement le simplet.
 Oh, et qu'est-ce que c'est ? » Demanda le blondinet qui désignait la plume de Sakura. Voyant que son interlocuteur semblait inoffensif, il risquait le tout pour le tout.
L'homme souleva la sphère de verre au niveau de ses yeux et tout en admirant son contenu, il déclara : « C'est mon trésor ! Je l'ai trouvé un jour, et, elle était si belle, que j'ai voulu la garder !
 Elle est magnifique en effet, puis-je la voir de plus près ?
 Oh, heu... oui, accepta-t-il en lui tendant le globe après une seconde d'hésitation.
 Sublime, s'extasia Fye qui admirait l'objet. Dites, je suis accompagné d'une amie qui collectionne les plumes, je suis certain qu'elle adorerait la voir elle aussi. Vous lui permettriez de la regarder ?
 Une grande gens ? Demanda-t-il intéressé.
 Heu, oui, elle est assez grande, pour son âge en tout cas, fit le magicien qui tenait encore la sphère.
 Je veux la voir alors ! Appelez-la ! Appelez-la ! Insista le simplet.
 Sakura, tu pourrais venir ? S'exécuta le blondinet d'une voix forte. »
Quelques secondes plus tard, la princesse sortit de sa cachette pour se diriger timidement vers les deux hommes. Un sourire béat illuminait le visage de l'unique habitant de la ville lorsqu'il vit la jeune fille. Il était si heureux qu'il ne pu se retenir de la serrer dans ses bras, mais la relâcha une poignée de secondes plus tard pour discuter avec elle : « Bonjour mademoiselle !
 Bonjour, répondit-elle de sa voix douce.
 Vous êtes très jolie ! S'émerveilla-t-il.
 Merci, rougit la princesse.
 Vous aimez les plumes ? J'en ai une très jolie, vous voulez la voir ? Demanda le simplet.
 Oui, je veux bien... dit-elle.
 Montrez lui, montrez lui, ordonna-t-il à Fye. »
Le magicien obéit et tendit la plume à Sakura, ça avait été vraiment facile en fait. L'homme était très gentil, le magicien était presque triste d'avoir à le berner ainsi. Mais il s'agissait des souvenirs de la princesse, et leur mission était de les récupérer tous... Et à présent, la magie opérait et la jeune fille absorbait sa plume sous les yeux ébahis de l'inconnu. Il ne réalisait pas encore ce qui se passait et avait l'ai plus étonné qu'autre chose.
Affaiblie, Sakura s'effondra dans les bras du blondinet et murmura « Merci... Pardon. » à l'attention de l'ancien gardien de ses souvenirs avant de s'évanouir. Un grand bruit suivit, et surgit de nul part, apparurent les habitants de la ville. Alertés par le raffut, Shaoran, Mokona et Kurogané accoururent ; voyant sa princesse inconsciente, le garçon la prit des bras de Fye.
Réalisant peu à peu ce qui venait de se produire, une poignée de gens s'amassa autour de leurs sauveteurs tandis qu'un autre groupe approcha le simplet. Les habitants étaient amicaux envers les voyageurs, les remerciant de les avoir délivrés ; mais ils étaient hostiles avec l'ancien possesseur de la plume. Ne craignant qu'ils ne veuillent le blesser, le magicien tenta de s'interposer en criant : « Non ! Laissez-le tranquille... il ne l'a pas fait exprès... », mais personne ne l'écoutait.
« LAISSEZ-LE TRANQUILLE ! » gronda le ninja en écho. Sa voix grave et puissante, sa musculature imposante et ses sourcils froncés attirèrent bien plus l'attention que le blondinet et tout le monde se tut.
Finalement, une voix s'éleva dans la foule : « Après ce que cet idiot à fait, il doit être puni !
 Pourquoi ? Demanda le guerrier. Vous a-t-il maltraités ?
 Il nous a rapetissés ! S'indigna quelqu'un.
 Mais vous a-t-il fait du mal autrement ? Vous a-t-il blessé ? Vous a-t-il laissé mourir de faim ? » Personne n'osa répondre que ce n'était pas le cas et on n'entendait pas un seul murmure, Kurogané reprit donc : « Oui, il vous a rapetissé, mais il ne se rendait pas compte de ce qu'il faisait. Il est entré en possession d'un pouvoir très puissant et l'a utilisé malgré lui. Mais s'il a pris soin de vous, s'il ne vous a pas fait plus de mal que cela, alors il a été moins cruel que vous. Toute sa vie durant vous l'avez traité avec mépris et l'avez martyrisé à cause de sa différence. » Il n'en savait rien en fait, mais se disait que ce devait être la même chose partout ; les gens différents étaient mis au ban de la société, ridiculisés et molestés. Personne ne le contredit, il continua alors : « Avoir été rapetissé a été votre punition pour avoir été si cruel envers lui...
 Mais, vous nous avez sauvé… dit un habitant confus.
 Toute punition doit prendre fin un jour, car tout le monde a droit à une nouvelle chance. Saisissez là au lieu de toujours faire les mêmes erreurs. Vous ne pensez pas que vous avez d'autres choses à faire ? Ne devriez pas plutôt vous occuper de vos familles et de vos maisons ? Elles sont en ruines et il ne reste presque plus rien à manger, expliqua le ninja. »
Réalisant qu'il n'avait probablement pas tord, les gens se mirent à quitter la demeure du simplet en murmurant. Seul le maire de la ville était resté pour s'occuper de leurs sauveurs : « Merci encore, nous vous sommes tous très reconnaissant, leur dit-il d'une façon dont on pouvait douter de la sincérité. Vous serez nos invités, vous pourrez dormir gratuitement à l'hôtel, je vous y conduis.
 Mais, nous nous sommes déjà installés dans l'une des maisons, protesta Fye d'une petite voix.
 Oh, je suis certain que les propriétaires ne vous en voudront pas », répondit le maire qui ne voulait pas comprendre la remarque du magicien. J'espère bien qu'ils ne m'en voudront pas d'avoir réparé leur baraque ! Pensa amèrement le guerrier.
Voyant leur mines renfrognées, Shaoran leur chuchota : « Ils n'ont pas vraiment apprécié le discours de Kurogané-san, on ferait mieux d'obéir sans se plaindre si on ne veut pas s'attirer d'ennuis !
 Si on a des ennuis, Mokona peut nous faire partir, murmura la bestiole.
 Oui, mais je pense qu'il vaudrait mieux que Sakura passe une nuit tranquille. » Et, suivant son conseil, ils suivirent leur guide dans le labyrinthe que formaient les rues de la ville.

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